La première implantation du vignoble coïncide avec la colonisation grecque du littoral. Les Romains poursuivirent et plantent toujours plus en Languedoc (alors appelé Narbonnaise). Pour écouler les vins, vantés par Cicéron, pour ne citer que lui, ils développent un circuit commercial remarquable d’efficacité. Le vin du Languedoc s'exporte alors vers la Grèce, les côtes Turques, l'Egypte. Le Languedoc devient ainsi l'un des principaux fournisseurs en vin de Rome.
En l’an 92, par protectionnisme, l'Empereur Domitius met un frein à la prospérité viticole de la région. Il interdit toute plantation de vignes dans l'empire et surtout il impose l'arrachage de la moitié des vignes. La moitié du vignoble languedocien disparaît. De plus, disputée par les Wisigoths, les Francs et les Arabes, la région perd peu à peu de son unité.
Il faudra attendre le 8ème siècle pour que le Languedoc renoue avec la vigne. L'Eglise, alors, s'intéresse à la vigne, source de richesse et de pouvoir, et la sauvegarde. Un réseau d'abbayes et de monastères avec leur vignoble se bâtissent sous l'impulsion de St Benoit d'Aniane, fils du comte de Maguelonne : St Guilhem le désert avec St Saturnin et Cabrières, St Chinian, Valmagne. Véritables pôles de développement ces magnifiques bâtisses prônent la science de la vigne. Le vin fait partie intégrante du patrimoine enseigné et représente une monnaie d'échange essentielle.